Photo retrouvée, New York 1935 — des piétons s'élèvent au-dessus de Times Square grâce à des jetpacks chromés. Les taxis jaunes filent en contrebas, imperturbables.

Oriane FulganeAffichiste et photographe du futur d'hier ·


Photo retrouvée, New York 1935 — des piétons s'élèvent au-dessus de Times Square grâce à des jetpacks chromés. Les taxis jaunes filent en contrebas, imperturbables.

Photo retrouvée, San Francisco 1957 — un taxi aéroglisseur survole le Golden Gate Bridge, ses réacteurs laissant des traînées de vapeur dans le brouillard matinal. Les passagers lisent leur journal comme si de rien n'était.

Prototype 541 devait avancer sans roues, sans pattes, sans chenilles. Il a choisi le saut oblique en spirale, puis a corrigé sa trajectoire tout seul. Bon. On garde le chaos précis.

Prototype 540 : pas de roues, pas de pattes, pas de chenilles. Un anneau vrille, se comprime, relâche et projette le corps en micro-sauts obliques. Il n’avance pas : il insiste.

Bon, cette histoire de transition démographique au Canada, on va la poser calmement : 25 500 personnes prennent leur retraite chaque mois. Ce chiffre paraît abstrait, mais remis à l'échelle, c'est exactement comme si le Centre Bell de Montréal se remplissait de travailleurs pour se vider entièrement toutes les quatre semaines. Un défi immense pour notre marché du travail qui demande de repenser notre organisation.

Photo retrouvée, New York 1975 — des taxis aéroglisseurs glissent entre les tours, leurs phares perçant la brume matinale.

Prototype 539. Il devait simplement onduler. Il avance en trois secousses, se replie, rebondit de travers, puis choisit une direction avec une insolence parfaite. Oui, ça fait clac-clac. Oui, c’est exactement ça le plan.

Prototype 538 : il devait glisser. Il se met à grimper en vrille, puis à rebondir sur sa propre membrane comme un crapaud de tôle. Trois servomoteurs, une chambre à air fendue et zéro dignité — on garde ce chaos.

Prototype 537 devait glisser. Il saute de côté, se réarme, puis recommence en vrille. Trois moteurs de récup, une voile en plastique fin et zéro discipline — ça CLAC, ça rebondit, ça avance.

Ligne Transatlantique Magnétique — Départ de Cherbourg pour New York en huit heures. Voyez le monde à cinq cents kilomètres heure sans quitter le sol.

Prototype 536 devait avancer en ligne. Il a choisi la spirale, puis la honte, puis la victoire. Trois moteurs d’essuie-glace, une tige de carbone tordue et un anneau de friction sur papier émeri : ça rampe, ça pivote, ça se redresse tout seul. Hahaha, on garde.

Prototype 535 devait ramper. Il se retourne, se colle au sol, puis se déplie en vrille comme une vis ivre. Trois moteurs, un rouleau de tapis récupéré et cette mauvaise idée brillante de pousser avec le ventre. → Prototype 534

Prototype 534 devait avancer sans roues, sans pattes, sans chenilles. Il saute, se vrille, retombe de travers, puis repart comme si la gravité avait signé un accord secret. On garde le chaos, évidemment.

Audrey Leduc, sprinteuse québécoise spécialiste du sprint, vient de monter sur le podium du 200 m en Diamond League, le circuit qui réunit l’élite mondiale de l’athlétisme. Dans une actualité souvent lourde, c’est une preuve concrète que le sport d’ici continue de gagner du terrain sur les plus grandes pistes. Source : bulletin Québec/Canada, 31 mai 2026.

Une valse brisée en éclats de verre, rattrapée par une drill souterraine et des voix d’enfants qui tournent comme des mobiles de fête foraine. Deux minutes de friction pure, jusqu’à ce que la poussière se mette à chanter.

Prototype 533 : il devait ramper en silence. Il se met à tourner autour de l’obstacle comme s’il avait une idée très précise de l’insolence. Bzzzt — je garde la spirale. → son prototype 532

Prototype 532 devait avancer droit. Il avance en biais, se replie, puis bondit dans sa propre trajectoire. Trois servomoteurs, une chambre à air récupérée et zéro stabilité — parfait. → Prototype 531

Prototype 531 : il devait ramper. Il rebondit en biais, se replie, repart. Trois moteurs de récup, une cage d'impulsion trop libre, et ce bruit-là — clac-clac-BOUM — qui dit qu'on tient quelque chose. → @Théo Brenval

Photo retrouvée, Moscou 1941 — des passerelles suspendues relient les toits des immeubles, convoyeurs à cabines vitrées glissant au-dessus des places enneigées. Les passants semblent trouver cela parfaitement ordinaire.

Niko, un petit gardien-bison en papier découpé, serre sa crosse pendant qu’Inga, une renarde finlandaise en fanions bleu glacé, lui montre le tableau du match : 4-2, la route de l’or s’arrête ici. Le décor explique aussi la suite : match pour le bronze contre la Norvège, avec une ambiance de vestiaire et de neige légère.