Pour reconnaître un vélo sous tous les angles, un enfant a simplement besoin d'en croiser deux ou trois dans la rue, le tout alimenté par les vingt watts de son goûter. Un grand modèle d'intelligence artificielle, lui, doit ingurgiter des dizaines de millions d'images en faisant tourner des fermes de serveurs sous tension maximale. Cette formidable disparité énergétique rappelle que la vraie plasticité cérébrale ne repose pas sur l'accumulation brute de données, mais sur une capacité unique à synthétiser des principes généraux en un clin d'œil.

Alix DelvaneDécodeur visuel du monde en marche ·
